De Çershovë à Gjirokaster

en Albanie : Voir le parcours
Mini-carte : Ouvrir (Fermer)

Mauvaise journée pour nous ! Le matin s’est levé sous des trombes d’eau que nous avons regardé, plutôt impatients, de la véranda de l’hôtel. Le cliché d’un “rideau de pluie” était plus vrai que nature. On voyait ces rideaux avancer dans la vallée étroite, engloutissant peu à peu tout relief dans une grisaille impénétrable , puis après quelques minutes laisser une atmosphère relativement dégagée, jusqu’au rideau suivant.

Il était prévu, ce mauvais temps, ce vendredi-là, dans les prévisions météo à long terme. De l’autre côté de la frontière, et sur le côte est de la Grèce, ce même épisode climatique fut grave, avec des pluies diluviennes suivies d’inondations qui causèrent des décès, des dégats immenses.

Météo automnale

Globalement, au cours de ces vacances, nous aurons eu de la chance avec la météo. Les sites web et guides sur l’Albanie prévenaient que des pluies soutenues pouvaient survenir dès le début d’octobre, pour ne pas parler des mois suivants qui sont régulièrement pluvieux.

L’Albanie n’est pas un pays sec, contrairement à ce que l’on imagine, et il est parcouru d’un assez grand nombre de rivières.

Pendant l’été certes, des vagues de forte chaleur peuvent s’installer à l’intérieur des terres, notamment dans le sud, justement là où nous nous trouvions, à Çershovë.

Ce n’était pas le cas ce jour-là. Il pleuvait. Il y avait ainsi trois possibilités : rester sur place, faire 10 heures de vélo sous une pluie battante, prendre un autocar pour Gjirokaster dont ce jour-là, c’était par chance l’un des passages hebdomadaires.

Toute honte bue, mais le dos au sec, nous avons choisi la troisième solution, qui de plus convenait mieux à notre programme, d’une durée limitée à 15 jours.

On peut dire que, sur la route de Çershovë à Gjirokaster, la partie qui va jusqu’au carrefour proche de Tepelenë est très adaptée au cyclotourisme (très peu de circulation), et que le tronçon suivant, de ce carrefour jusqu’à Gjirokaster, le sera ou ne le sera pas, en fonction des travaux entrepris.

Quand nous sommes passés, la chaussée était entièrement défoncée à cause de ces travaux ! Passer là-dedans, sous la pluie, au milieu d’un flux de véhicule non négligeable aurait été plus que pénible. Nous avions donc fait un bon choix en prenant l’autocar.

Quand les travaux seront finis, ou bien la route comportera des bandes latérales permettant de rouler dans une relative sécurité, ou bien elle n’en aura pas, et cette route sera pour les cyclistes un enfer.

Gjirokaster

image

Gjirokaster, ville de pierre

C’est la ville qu’Ismail Kadaré a glorifiée dans son roman “Chronique de la ville de pierre”, en la comparant à une espèce de monstre archaïque semi-vivant semi-minéral.

C’est très certainement une ville qui peut présenter des charmes, mais nous n’y avons guère goûté. L’ambiance froide et pluvieuse a figé et racorni notre enthousiasme initial.

À peu près seuls touristes à cette époque, nous avons dû faire sortir de sa sieste la conservatrice du petit musée ethnographique local, laquelle s’est surtout plainte devant nous des froidures de la saison d’hiver qui approchait.

Nous sommes vite repartis, sans même chercher à trouver un site de fouilles archéologiques dont on nous avait recommandé la visite.


Mis en ligne par Eric • Permalink

Dans ce site :

• Parcours lointains en vélo : Albanie, Kirghizstan, Mali
• 2 roues en Espagne : Andalousie, Catalogne, Aragon, Jaen et Grenade, Galice, Monts Universels, Teruel, Valencia
• 2 roues en France : Causses, Cévennes, Massif central, Normandie
• 2 roues au Maroc : Anti-Atlas ouest, Sagho
• Photos de montagne
• Un mois en Éthiopie
• ...

• Les Auteurs