Les Massifs centraux

dans le Massif central Ouest : Voir le parcours
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Les Massifs centraux, c’est… le Massif central. Cette vaste région au nom unique est une invention des cartographes du XIXème siècle, invention que nous avons tous contemplé sur les belles cartes qui ornaient les murs dans les salles de classe.

Ce n’est pas que les géographes n’aient eu quelques bonnes raisons pour désigner cet ensemble montagneux sous un seul terme. Ainsi, il est vrai que le Massif central est un massif primaire, c’est-à-dire très ancien. Il est la source de nombreuses rivières (et fleuves) : d’ailleurs, il y pleut beaucoup. Il aurait été le réduit de la France en cas d’invasion : ce que de plus, il a été en 1940. Là, passe la limite entre langue d’oïl et lange d’oc, bien que cette limite reste difficile à tracer. On y trouve certaines des plus belles expressions, glorieuses ou naïves, de l’art roman, un art qui tout autant que le gothique, a contribué à fonder la France.

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L’ouest du Massif central

Le Massif central est ainsi devenu une unité géographie.

C’est particulièrement vrai pour tous ceux qui n’y sont jamais allé.

Car les temps ont changé ! Car les discours se sont multipliés !

Notre époque préfère la diversité, la disparité, au moins en idée.

Ainsi, le simple terme « Massif central » est devenu douteux, il est cela même contre quoi il faut s’élever, pour tous ceux qui veulent mettre en évidence la diversité des terroirs, des vallées, des environnements.

Ce n’est pas sans raisons non plus que l’on peut vmettre l’accent sur le diversité. Il faut bien distinguer des pays aussi différents que le Bas-Aveyron et le Bourbonnais, les Monts de la Madeleine et les Cévennes. Les habitants de ces contrées ont-ils jamais admis l’idée un « Massif central » ?

Nous étions donc intrigués.

Nous y sommes allés, Nicole et moi, faire du vélo. Deux semaines, pendant l’été 2008, à vrai dire sans aucune idée préconçue sur la dialectique entre unité et diversité (unité du massif et diversité des pays). Nous en sommes revenus, ravis, comme à chaque fois que nous partons sur les routes, avec juste nos vélos et quelques affaires, pour aller là où bon nous semble, sans idée définitive, un peu au gré de notre forme et de nos centres d’intérêts.

Nous nous étions dits : « Cette fois-ci, on fait les églises romanes ! » Et comme par bonheur, les églises romanes ne sont pas du tout plantées à intervalles réguliers le long de l’autoroute, cela nous permettra de prendre des petites routes, de faire des détours. La liberté donc !

En effet, le Massif central (pardon, les Massifs centraux !) nous a rappelé que le chemin le plus intéressant pour aller d’un point à un autre n’est pas la ligne droite !

Quelques impressions

Dans les pages qui suivent, nous proposons de rares images et quelques textes, très subjectifs, où s’entrechoqueront des notations sur la recherche du roman authentique, l’odeur des fromages, la querelle des décapeurs et des barbouilleurs, les hollandais immigrés de longue date, la petite Mongolie, la Burle et les planèzes, la surpopulation estivale dans les fonds de gorge, l’acte de naissance de la société civile française actuelle, la psychodéambulation dans les églises, les épiciers bourlingueurs, etc.

Ni topo kilométré et GéPéheSsisé, ni catalogue d’agence de voyage, ni liste d’exploits réels ou imaginaires, ce que nous avons voulu faire avec ces récits commentés, c’est donner envie à ceux qui sont prêts à consentir quelques efforts - car le vélo, ça fatigue - de faire quelque chose de semblable, d’analogue, ou même de différent.

Dans le Massif… heu… pardon, les Massifs centraux !


Mis en ligne par Eric • Permalink

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