Périples et détours en Ethiopie

en Ethiopie

En juin 2004, il nous est apparu évident qu’il fallait aller en Ethiopie !

Il n’y a aucune inspiration divine là-dedans, même si l’Ethiopie est un pays où les religions tonitruent. Ni de voyeurisme malsain, même si l’image que le pays donne au reste du monde continue à être “guerres et famines”.

Il y avait un peu de candeur - l’Afrique ne peut être qu’une destination rêvée - à la suite de notre tour cyclo au Mali début 2004. Et une réelle absence de préjugés, en dehors du rejet des activités lourdement organisées par des tour-operators.

Nous nous sommes dit : “Allons à la découverte”, “Essayons non seulement de voir les choses mais aussi de rencontrer les habitants”, “Tentons de construire sur place, en temps réel, l’originalité de notre voyage” et “Soyons authentiques”.

Vaste programme !

Tout cela s’initie sans peine. Il suffit d’acheter deux billets d’avions, un ou deux guides touristiques, de prendre des visas dans une ambassade où nous n’avons vu que le personnel éthiopien, à l’exclusion du moindre voyageur potentiel, d’aller dîner dans un restaurant ethnique parisien et enfin, de débarquer dans la capitale, Addis-Abéba, ce qui veut dire Jeune fleur !

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Le tabot de Cherkos

Nous avons atterri à l’aéroport d’Addis-Abéba en août.

La suite a plutôt relevé du périple : ce n’était pas une aventure mais malgré tout, ce fut assez agité.

Un ethnologue-guide italien, rencontré au hasard d’une fête religieuse à Gondar, s’est étonné puis a conclu que désormais, il est possible à des farandji, “les étrangers” en amharique, de se débrouiller seuls.

L’Ethiopie est ainsi ouverte aux visiteurs qui se veulent autonomes, mais la visite du pays est loin d’être de tout repos.

C’est pourquoi nous avons voulu écrire quelques récits en forme de micro-aventures où nous avons été tour à tour pèlerins, esthètes, visiteurs, nigauds de touristes, négociateurs, moralistes…

Dans ces récits, il y a beaucoup de mots : il y a des images aussi. Des images qui, paraît-il, remplacent chacune mille mots.

Au lecteur, nous suggérons avant tout d’aller y faire un voyage, sur place, un voyage qui remplacera facilement mille images.

Ce que nous dirons du pays n’est bien évidemment qu’une vision particulière et nous l’espérons, un aspect de sa réalité, fût-il infime ; à d’autres d’y ajouter la leur !

Nicole et Eric


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